OM 1-2 LIVERPOOL
1-0 Cana (23e)
1-1 Gerrard (26e)
1-2 Gerrard (32e, sp)
Liverpool n'a pas dansé sur le ventre de l'OM comme en décembre dernier. Mais les Olympiens n'ont pas surpris les Reds, comme à Anfield en 2007.
Les joueurs d'Erik Gerets avaient pourtant fait trembler le stade à la 23e minute. Cana avait hérité d'une ouverture en cloche, en deux touches de balle splendides de Cheyrou pour battre Reina du plat du pied, en duel. Mais la réaction liverpuldienne fut si rapide, si brutale, que l'OM ne put bénéficier de cet avantage pour faire douter ses visiteurs. Eux qui restaient sur une dizaine de minutes flamboyantes.
Le jeu
L'OM se présentait dans la même organisation qu'à Bordeaux, avec un milieu en losange. Jusqu'à la rentrée de Valbuena en fin de 1ère mi-temps, à la place de M'Bami. Cana avait presque encore les bras au ciel que Gerrard lui répondait, en profitant d'une baisse de concentration. Un ballon arraché aux pieds de M'Bami dans l'entrejeu avait lancé le contre. La patte du capitaine anglais avait fait le reste,. Un lob imparable.
Malheureusement cette égalisation annonçait une suite terrible. Babel profitait à la 32e minute d'une hésitation de Zubar pour s'infiltrer dans la surface, avant que le défenseur ne revienne sur lui et ne le fasse trébucher. Penalty. Gerrard, le tirait deux fois, pour un même résultat. Au ras du poteau, il trompait Mandanda pour donner l'avantage à son équipe.
L'heure était à la prise de risques. Valbuena entrait ainsi en jeu, en remplacement de M'Bami, portant à quatre le nombre d'éléments offensifs pour revenir au score.
Il restait du temps, plus d'une mi-temps. Et surtout plus rien à perdre. L 'OM s'attachait à mettre Liverpool sous pression après la pause. Et à maîtriser le jeu. Il s'en donnait les moyens, imprimant davantage le rythme de son choix. Les Anglais devaient alors faire le dos rond. Et miser sur leur spécialité : le contre. Sans dommage.
Les coups de chaud étaient pour Reina. Avec un tir de Ziani juste au-dessus, servi par une talonnade de Koné. Avec une tête d'Hilton sur corner où le portier était tout heureux de voir le cuir épouser sa propre trajectoire.
Tout au long de cette seconde période, l'OM aura fait cuire à feu doux l'idée que prendre en défaut cette défense liverpuldienne était possible. Accessible en tout cas à une équipe marseillaise qui était loin d'avoir rendu les armes.
Un peu comme à Bordeaux, les Marseillais auraient pu et du marquer plus d'un but au vu des occasions créées. Et du jeu produit. Un constat rageant, mais loin d'être décourageant.
D'autant que les Britanniques connurent d'autres crispations dans les toutes dernières minutes, faute d'avoir pu battre Mandanda quand Babel eut deux ballons pour clore le chapitre.
Mais dans cette fin de tous les possibles, Niang croisa trop sa tête, d'un cheveu. Puis, à la dernière seconde, le Sénégalais vit Reina repousser son tir quand tout le stade avait retenu son souffle. Aussi, à l'heure de le reprendre, son souffle, le Vélodrome accompagna chaleureusement les Olympiens dans leur sortie du terrain, au coup de sifflet final. Ils venaient de s'incliner, sans avoir à rougir. Bien au contraire.